Fin du conclave budgétaire. Plus aucun doute, la cohésion de la majorité fédérale n'est même plus une façade, elle n'est tout simplement plus. Libéraux et socialistes font une entrée symboliquement séparée. Laurette Onkelinx insiste sur les avancées en matière de sécurité sociale, "
le dada du PS", profitant de l'occasion pour se démarquer de la coalition. Même objectif pour Didier Reynders qui, dès le lendemain, fustige la présumée "
rage taxatoire" du PS.
L'opposition est sur la balle. Joëlle Milquet, qui aime les "bons" mots, ironise sur les nouvelles taxes "
pic-nic" ayant pour vocation principale de remplir, hypothétiquement d'après elle, les caisses de l'état. Chez Ecolo, Jean-Marc Nollet dénonce des mesures écologistes restreintes arrivant beaucoup trop tard, en fin de législature, et n'ayant pas de cohérence globale.
Si notre Vice-Premier n'était pas la cible de plaisanteries douteuses actuellement, j'aurais osé un "
Tous aux abris, ca va tirer dans tous les sens!". Evitons... Quoiqu'il en soit nous assisterons avec plaisir aux joutes verbales des prochains mois, mesquines ou pas.
Mais au delà de la Real Politik, nous irons à la source rechercher l'explicitation des programmes politiques. Parce que tous, nous devrions voter pour un programme en connaissance de cause, nous devrions voter pour une vision du futur en gardant un oeil sur le passé. A cette fin, et sans donner la parole à l'extrême-droite, nous irons à la rencontre de tous les partis démocratiques, même les moins traditionnels.